Monsieur le président de l’ACSM,
Messieurs les Adjoints,
Mesdames et messieurs les conseillers municipaux,
Mesdames et monsieur les employés communaux,

Madame, Monsieur,

C’est avec un plaisir toujours renouvelé que je vous retrouve ici, en ce début d’année, pour une petite rétrospective de l’année écoulée et pour faire le point sur celle qui commence.

Je vais commencer par l’élément le plus « technique » de 2017, mais qui a des retentissements importants sur la commune, notamment sur le budget.

Au 1er janvier 2017, la Communauté de Communes du Centre Mosellan a fusionné avec la Communauté de Communes du Pays Naborien. Mariage quelque peu forcé il est vrai, mais contre mauvaise fortune il faut faire bon cœur.

Il est vrai que passer de la gestion d’une intercommunalité de 15 000 personnes à celle d’une agglomération de plus de 50 000, c’est un changement d’échelle évident, mais également de pratiques.

Là où auparavant l’organe réellement délibérant était le Conseil Communautaire, fort de l’ensemble des représentants de toutes les communes, c’est maintenant bien plus les différentes commissions, le Bureau de l’intercommunalité, et certaines langues diront, c’est surtout le président de l’interco qui décide.

Je ne suis pas vice-président de l’interco Saint-Avold Synergie, mais je siège, avec 6 autres collègues maires, au sein du Bureau.

Situation qui nous place en quelque sorte dans la position d’électrons libres, de poil à gratter, mais qui nous permet de soulever des points très importants, sans craindre de froisser la main qui dispense les prébendes…

Cette position, je ne vous le cache pas, est assez épuisante, tant nous avons parfois l’impression de ramer à contre-courant du système, système qui est un copier/coller de celui préexistant dans l’ex-Pays Naborien, et, je le répète, aux antipodes de ce qui existait dans l’ex-Centre Mosellan.
Mais soit. J’ai fait un choix, celui de me présenter à l’élection du Bureau, je l’assume. Quitte à prendre en pleine figure des noms d’oiseaux, mais j’ai le cuir épais.

Cette fusion, voila, c’est fait, c’est acté. À nous élus d’y faire naître des opportunités de développement humain, social, économique, entre le « nord » industriel et le « sud » plus rural. À nous d’y créer de la valeur ajoutée pour tout le monde.
D’un point de vue économie communale, pour l’instant le bilan est plus que mitigé, malheureusement. Certes, la commune n’aura plus à payer l’instruction des permis de construire et autres déclarations préalables, tout ceci étant financé par le budget de l’intercommunalité, mais d’un autre côté, la simple mécanique financière et administrative nous met dans une situation pour le moins inconfortable.

Ce que je vais vous présenter maintenant n’est en aucune manière le choix de l’intercommunalité, ce n’est pas une déclaration de guerre de l’un contre l’autre, c’est tout bonnement, tout bêtement je dirais, les conséquences techniques de la fusion. Alors oui c’est indigeste et technique, bardé d’acronymes barbares, mais je vais essayer de ne pas vous endormir.

Avant la fusion, nous étions virtuellement pauvres : le potentiel fiscal par habitant était plus faible, de par la fiscalité professionnelle qui était appliquée.

Avec la fusion et son passage en fiscalité professionnelle unique, cela change tout, car nous avons accès, là encore virtuellement, au potentiel fiscal de l’ensemble du monde industriel de l’ex-Pays Naborien.

Et de fait, nous devenons virtuellement plus riches.

Et là, patatras, un grand nombre de dotations de l’Etat sont calculées sur ce potentiel fiscal, sur cette « possibilité » d’être riche. L’impact en 2017 s’est fait uniquement – si j’ose dire – sentir sur le FPIC (Fond de Péréquation Intercommunal et Communal) : là où en 2016 nous recevions plus de 7 000 €, nous devons maintenant, à la place, cotiser en 2017 à hauteur de plus de 2 500 €.

Pour 2018 vont s’appliquer les réductions les plus importantes des dotations, puisque avec un an de retard : le calcul pour 2018 prendra en compte la situation de 2017, donc après fusion. Et là, la pilule est amère : plus de 22 000 € de dotation s’envolent…  Et encore, en partant du principe que la DGF (Dotation Générale de Fonctionnement) reste constante, comme il l’a été annoncé par le Gouvernement.
Et cela ne s’arrêtera pas là, car ces dotations continueront de baisser les années suivantes, à un moindre rythme toutefois, par un système d’amortissement actuellement en place. Vous constaterez que les revenus de la fiscalité locale sont, quant à eux, relativement stables.
Si nous devions compenser l’intégralité de ces pertes de dotations par la fiscalité locale, ce serait une hausse de 30 % des impôts locaux qu’il faudrait envisager, c’est tout bonnement inimaginable.

C’est pour cela que nous allons tout faire pour qu’un pacte fiscal intercommunal soit mis en place, afin qu’une dotation de solidarité intercommunale voit le jour pour minimiser l’impact purement mécanique de la fusion. J’ose espérer que la volonté politique locale saura trouver une réponse à cette problématique comptable froidement étatique.
Quant à la suppression de la taxe d’habitation et sa compensation « à l’euro près », je vous renvoie à vos quotidiens favoris pour ce débat…

Bien, voila la fin des mauvaises nouvelles. Comme ça, c’est fait.

Au passage, le dossier du Très haut Débit avance dans les délais prévus, le raccordement en fibre optique est prévu pour 2019/2020, sachant qu’à Maxstadt sera implanté le NRO (Nœud de Raccordement Optique) pour toute la plaque géographique concernée.

 

Petit retour sur 2017

Les principaux travaux de 2017 ont concerné la mise en accessibilité de l’église et du cimetière, et les travaux d’économie d’énergie au niveau de l’éclairage public.
La mise en accessibilité de l’église et du cimetière, réalisée avec professionnalisme par l’entreprise Bâti TP de Lachambre, pour un coût de 35 000 euros HT, est surtout à mettre au crédit de mon prédécesseur André Bousser, qui avait programmé cette opération. Certes, celle-ci a démarré avec du retard pour tout un tas de raisons administrativo-réglementaires, mais voila qui est fait, et plutôt bien fait. L’inconvénient, si l’on peut dire, c’est que cela nous a amené d’autres réflexions quant à la rénovation de l’escalier et même de l’ensemble de la place devant l’église et la maison Goettmann. J’y reviendrai.

On peut également remercier Cédric Borowski pour avoir été le fer de lance de la mise en place d’un point d’eau plus fonctionnel et décoratif, pour l’arrosage des fleurs dudit cimetière.

Concernant l’éclairage public, dont la modernisation s’est achevée avant l’été 2017, les premiers bilans sont très positifs, même si certains détails techniques sont à peaufiner, notamment au niveau du choix des protections parafoudre.

Je rappelle que pour protéger les ampoules led, très sensibles aux surtensions, des parafoudres ont été installés à chaque poteau. Quoi qu’il en soit, les premières factures EDF sur les compteurs dédiés à cet usage montrent une diminution de l’ordre de 60% de la consommation sur une même période de temps.

Il nous faudra encore quelques mois de recul et la réparation par ENEDIS d’un compteur défaillant pour véritablement chiffrer en euros les économies annuelles réalisées.

Je suis toutefois assez surpris que d’autres communes, m’ayant pourtant posé pas mal de questions sur le sujet, n’aient pas opté elles aussi pour ce type de travaux, relamping et remplacement des lumandar par des horloges astronomiques.

Préalablement à la rénovation de la rue des champs, pour la partie montante, nous avons souhaité faire appel au CAUE (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement) du département de la Moselle, pour nous amener une réflexion extérieure et avisée sur les travaux à envisager, pour éviter un « effet autoroute » avec un simple élargissement de chaussée.

Cette réflexion, pertinente, les a amenés à nous proposer ce type d’aménagement, qui consiste en une voie à simple largeur, avec trois zones de croisement sur plateau surélevé, le tout avec un traitement végétal des abords et la création de stationnement.

Comme il est prévu de réaliser l’enfouissement des réseaux secs lors de ces travaux, il nous revient de prendre un maître d’œuvre. À cet effet, pour dérouler la procédure des marchés publics relative à ce dossier, nous avons fait appel à MATEC (Moselle Agence Technique), émanation du département de la Moselle, pour ce faire. Le levé topographique de l’ensemble de la rue a été fait en décembre, et nous attendons dans les jours qui viennent le projet chiffré par MATEC, afin de procéder à la suite de la procédure des marchés publics et à l’établissement des dossiers de subventions, s’il reste encore un peu de sous dans les caisses de l’Etat…

Dans le même registre, nous avons entamé une démarche de réflexion et chiffrage pour une restructuration des locaux de la mairie, suite au lancement effectif du projet d’école unique. Je parlerai un peu après de ce projet d’école. Nous avons confié à Atelier Architectural, agence d’architecte de Saint-Avold, le soin de nous apporter leur savoir-faire pour transformer ces locaux en une mairie fonctionnelle, adaptée, et plus esthétique ! Le tout sur la base de nos besoins, tant en termes d’accueil du public (y compris à mobilité réduite), que de fonctionnement interne à la mairie et l’agence postale communale.

Voici en quelques vues le projet issu de cette phase d’étude de faisabilité : on remarque de suite le parti pris de recentrer et marquer réellement l’identité du bâtiment. Toutefois, les travaux ont été pensés pour minimiser les modifications lourdes de la structure, pour en alléger le coût.
Sur cette vue arrière, on voit l’accès de la mairie côté parking (l’actuelle cour de l’école), notamment pour les personnes à mobilité réduite, pour un accès de plain-pied.

Sur cette autre vue, on peut voir l’actuel préau, transformé en salle polyvalente, que ce soit pour les réunions du conseil municipal, les mariages, baptêmes républicains, et maintenant PACS ! L’idée sous-jacente est également de ne pas nier l’histoire du bâtiment, en gardant des éléments structurels et décoratifs qui rappelleront le passé « scolaire » du bâtiment.
Sur ce plan, vous pouvez voir la distribution intérieure du bâtiment, avec un espace central mairie, une zone d’archives, des sanitaires réglementaires, et une salle polyvalente.
Bien évidemment, le bâtiment fera l’objet en même temps d’une rénovation thermique complète, pour en diminuer les coûts de fonctionnement : il faut parfois savoir investir pour économiser.

Le projet est dans sa phase chiffrage, plusieurs entreprises de différents corps d’état sont passées pour constater de visu les travaux à réaliser. D’ici fin du mois de janvier, l’ensemble des travaux seront chiffrés, ce qui permettra de solliciter là aussi les bailleurs de subventions et d’élaborer le programme de financement. En parallèle, nous solliciterons MATEC pour toute la partie administrative de rédaction du cahier des charges pour le contrat de maître d’œuvre.
Enfin, le traitement paysager, s’il n’est pas définitif à ce stade, fera la part belle aux espaces verts. Le tilleul devant la mairie sera bien évidemment conservé !

Je profite de cette remarque quant à la végétation pour signaler que la commune a, là encore, fait appel au savoir-faire du CAUE pour mener une réflexion sur le traitement paysager de Maxstadt. Cette longue ballade et discussion pied à pied a conduit le CAUE à nous établir un petit guide relatif aux plantations dans la commune, afin de leur donner une homogénéité et une forme de « charte paysagère », notamment pour les lieux directement en prise avec l’espace public, à savoir les usoirs. Il ne s’agit pas de tout refaire d’un coup, mais pour chaque aménagement décidé, d’avoir une ligne guide à suivre.

Dans ce guide ont été abordés également le traitement paysager possible de deux zones particulières : l’espace de l’ancien presbytère et la fontaine St-Jacques. Voila les deux schémas de principe.

Enfin, ils nous ont élaboré des principes et une palette de végétaux à mettre en œuvre pour avoir une identité visuelle et une cohérence paysagère.

Ces principes seront bien évidemment suivis par la commune lors de ses interventions sur le domaine public, mais ils sont également à la disposition de tout un chacun, aussi bien pour une initiative privée d’aménagement ou embellissement de l’usoir, que pour le traitement d’un espace vert privé en bordure de voie publique.

Surtout n’hésitez pas à nous solliciter !

Je vous disais plus tôt que toutes ces discussions nous ont amené à un constat : le cœur village est un espace fractionné, sans véritable lien entre les différentes zones, sans « lisibilité », alors même que ses atouts sont nombreux. Nous allons rapidement engager la définition d’un pré-programme préalable à un projet d’aménagement du cœur village. Oh bien sûr, il conviendra de phaser tous ces travaux et de ne surtout pas tout engager d’un coup, c’est un travail de longue haleine si l’on ne veut pas asphyxier les finances communales !

C’est comme partir en voyage : on définit d’abord la destination, puis on élabore le voyage, quitte à multiplier les étapes si ça bouchonne sur la route. Je suis convaincu qu’établir cette feuille de route est la meilleure solution pour se projeter dans l’avenir.

À propos d’avenir, quoi de mieux pour s’y projeter que penser à nos chères petites têtes blondes ? Le projet d’école unique pour le syndicat scolaire a réellement démarré : les relevés topographiques sont faits, et la procédure de concours d’architecte suit son cours. Nous avions 49 cabinets d’architectes candidats, et après plusieurs heures de discussions (je précise que personne n’a été blessé lors de ces échanges) le jury a retenu 3 candidats, qui nous remettrons d’ici mi-mars leurs projets, sur la base du cahier des charges que nous avons établi avec l’aide précieuse de MATEC, là encore.

L’objectif est que le bâtiment soit livré au cours de l’année scolaire 2019/2020. Petit rappel sur les caractéristiques du projet : 1400 m² bâtis, dimensionné pour 240 élèves, de la petite section de maternelle au CM2, avec un périscolaire et cantine sur place.
Pour la commune de Maxstadt, la quote-part de l’investissement pèsera à hauteur de 13 000 euros par an, pendant les 25 ans de la durée du prêt bancaire que le SIVOCS contractera.
Je ne polémiquerai pas sur certaines attentes de certaines personnes du conseil municipal de Lixing, mais je dirai simplement qu’il faut raison garder, et ne pas alourdir de façon insupportable et inconséquente un projet déjà financièrement conséquent.
Je finirai en évoquant la rénovation du terrain du city-stade, mal en point, ainsi que la création d’une aire de jeux pour enfants : ces deux dossiers sont chiffrés et feront l’objet de demandes de subventions d’ici fin février auprès de l’Etat et du Département.

Je voudrais également féliciter l’ACSM dans son ensemble pour avoir su surmonter les aléas de la vie associative et repartir du bon pied. À ce sujet, j’entends bien vouloir une coopération sans faille entre la commune et l’ACSM : cela passera par des opérations conjointes, comme le Carnaval des enfants ou l’organisation de la Saint-Patrick.
Cet été, suite au report de la Fête du Battage à 2019, un repas communal festif prendra place le 14 juillet. Réservez déjà une place dans votre agenda !

Enfin, sur une suggestion de notre doyen Charlie, le repas des anciens se décalera vers Noël et se poursuivra en fin d’après-midi par un arbre de Noël à destination des plus petits.

Pour cette année 2017 qui vient de s’écouler, je voudrais remercier le personnel communal, pour son professionnalisme et son écoute de la population. C’est un plaisir de travailler avec vous !Je voudrais également remercier l’ensemble du conseil municipal, pour son implication, sa sagesse et ses judicieux coups de pied au fondement ! Merci à vous toutes et tous !

Pour cette nouvelle année 2018, je vous souhaite à toutes et tous, mes plus sincères vœux de bonheur pour cette nouvelle année, qu’elle vous apporte la santé, la joie et qu’elle voit l’accomplissement de vos projets personnels et professionnels.

Bonne année à tous !